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À L’AFFICHE

27

Nov

La presse en parle

  • By admin

Une soirée exceptionnelle pour une représentation d’exception

Pour la  seconde fois, l’ensemble Jean-Philippe Rameau donnait son concert de Gabriel Fauré, le 24 novembre en l’église St Pierre de Gex. L’église était comble d’un bord à l’autre des nefs latérales. Lors de sa présentation et de ses remerciements le Père Stanislas Darmancier a rajouté que ce déplacement musical n’est pas simplement dû à l’acoustique des lieux mais représente un liturgie originale avec le requiem. Comme l’a précisé la responsable de l’association, ce concert était dédié à la mémoire de l’ancien Maire de Gex, Gérard Paoli, disparu trop tôt quelques jours avant.
Ce fut d’abord le chœur des 15 enfants de Versonnex qui s’est superbement produit avec l’Avé Maria de Vavilov. sous l’œil attentif de Eric Digaud.
Puis la trompette a sonné, et le bonheur s’est répandu dans les allées, les poils hérissés, la gorge nouée du public par tant de facilités et d’expérience du chœur sous la conduite de Malgorzata, direction musicale. Il y avait bien des murs à Jericho qui, comme les attentes de tous, sont tombés avec le récit biblique de l’ancien testament et l’œuvre de Gabriel Fauré.
Sortie subitement d’entre les pilastres, la trompette d’Eric a sonné, faisant tomber le reste des craintes au profit de l’amour et du bien, prenant à chacun son cœur et son âme et sa reconnaissance.
Comme un océan de bonheur qui déverse ses vagues de plaisir à intervalles sur le sable doré, met en émoi un cœur qui s’emballe. Comme des papillons, les embruns viennent caresser les bras de Malgorzata qui traduit et donne au public nombreux le bonheur assuré d’un amour de chorale qui déclame un programme riche, émouvant et envoûtant.
Après le Misericordias et l’Ave Régina, une surprise confondait le public de voir le chœur en entier, quitter la scène. C’était pour le plaisir du jeu et les choristes se déployaient tout le tour de la nef centrale, prenant en otage les rangs, du chœur à l’entrée, un frisson assuré et original de simplicité réussie. Seule alternative pour l’ensemble, tenir les 8 temps de musique chantée. Le public a chaviré devant cet exploit rendant l’atmosphère simplement divine.
Sous les voutes célestes, le public a assisté à un concert extraordinaire, sans pareil dans l’émotion et le partage, sublimé par le baryton Emerik Malandain et la prestigieuse Iréna Todorova  à l’orgue.

Bernard Tournebize